Refonder l’Europe en mettant « l’humain au cœur pour construire aujourd’hui et inventer demain »

Travail d’appropriation et d’amendement de la Section PS41Romorantin aux 17 propositions du PS pour les européennes :

Refonder l’Europe en mettant « l’humain au cœur pour construire aujourd’hui et inventer demain »

N’oublions jamais d’où nous venons ni les désastres dans lesquels s’est fracturée l’Europe, entraînant le monde dans la tourmente des deux guerres mondiales. N’oublions pas les intentions des pères de la réconciliation, le Général De Gaulle et le Chancelier Adenauer. N’oublions pas la volonté des pères fondateurs de l’Europe, Jean Monnet ou Robert Schumann. L’Europe est un espace du vivre ensemble entre peuples européens, et le programme ERASMUS ou la monnaie commune qu’est l’Euro sont des moyens d’échanges et de partage. Le marché unique garantit la libre circulation des personnes et des biens. Mais cette Europe est insuffisamment protectrice.

Nous entendons porter une volonté et une ambition pour l’EUROPE, notre pays et notre planète, car dans le monde d’aujourd’hui et de demain tout est lié. Nous voulons que la France soit un pays démocratique et en paix, au sein d’une Europe démocratique et en paix, dans un monde qui aura résolu la crise des émissions de CO2 et agira activement à la résolution des conflits régionaux.

Le projet socialiste revendique l’Europe des peuples, exige la protection des citoyens européens et prône une ouverture sur le monde. Pour ce faire nous avons besoin de plus et de mieux d’Europe : il nous faut relancer la construction européenne.

Une Europe des citoyens, cesse d’être celle des technocrates bruxellois et des lobbys

📌(16) Un Parlement de plein exercice dont les représentants seront élus pour 5 ans au suffrage universel direct, sur des listes européennes. Un Parlement à l’initiative partagée des lois (directives), qui vote le budget et fixe les objectifs économiques de l’Union (inflation, croissance, chômage, dette/déficit) tenant lieu de mandat à la BCE.

📌(17) Publicité des débats du Conseil européen, élargissement du droit de pétition des citoyens.

 

Une Europe qui protège ses citoyens et son industrie :

📌(5) Un « Buy European Act » pour confier l’ensemble de la commande publique de l’UE et de ses États membres prioritairement à des acteurs européens et permettre un développement sous cocon des industries innovantes naissantes.

📌(4) Subordonner le commerce aux grands objectifs que se donne l’humanité en termes de droits humains et de droits environnementaux ; et de faire valoir les standards européens
dans la mondialisation : Il s’agit de faire respecter des normes européennes (sociales, sanitaires, climatiques et environnementales) dans les traités commerciaux sous peine de sanctions.

📌(6) Un budget de la zone euro doté de ressources propres permettant d’alimenter un budget ambitieux capable de mener une politique d’investissements, de faire converger nos économies et d’agir comme stabilisateur en temps de crise.

📌 Une politique volontariste de développement de l’innovation passant par un triplement des moyens accordés à la R&D. Au l’instar de l’Agence Spatiale Européenne, mettre en place une Agence Européenne du Digital, plateforme de ressources en Intelligence Artificielle, Objets Connectés, Blockchain, etc pour les entreprises européennes.

📌 Un accroissement des normes sanitaires. Création d’une Brigade Européenne de l’air et de la biodiversité dotée de moyens de coercition et de sanction pour les États, les Collectivités ou les Entreprises qui ne respectent pas les règlements européens.

📌(10)  Une révolution de la PAC, l’amélioration de la qualité de l’alimentation et une législation européenne contre le gaspillage alimentaire.

📌Renforcement d’interpole. Les profils de la menace sont multiples, au terrorisme s’ajoutent la délinquance financière en col blanc et les piratages informatiques de petite ou grande ampleur. Nous devons renforcer au niveau européen la coopération des moyens du renseignement dans le respect de la protection de la vie privée de chacun, tant par des moyens traditionnels de proximité que par la lutte contre les cyber-attaques.

 

Une Europe exemplaire dans  la réduction des émissions de CO2, neutre à horizon 2050 :

📌(8)(9) Un plan d’investissement de 200 milliards d’euros sur 5 ans pour accompagner le virage décarboné des politiques de l’énergie et politique agricole, en dégageant des moyens financiers issus des fonds structurels, de la BEI… Il s’agit d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Europe et d’atteindre ainsi plus rapidement les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.
📌 Une Fonds Européen de la rénovation thermique de 200 milliards sur 5 ans pour la rénovation de l’habitat. Ce plan volontariste portera la rénovation des bâtiments de 1 à 3% par an afin de disposer d’ici 2050 d’un parc qui soit énergétiquement et globalement passif.

📌Une Agence Européenne dotée de 200 milliards de développement de la mobilité européenne décarbonée développant un réseau de recharge électrique et hydrogène. Cela embarque une évolution des usages : voitures autonomes, applications de mobilité à la demande, intermodalité. Ceci devra inclure l’accès pour tous à la mobilité y compris en milieu rural.

📌(2) Il existe un déni migratoire, comme il existe un déni climatique. Il faut donc travailler avec un «GIEC» des migrations à l’anticipation et à la régulation des flux migratoires selon des clés de répartition communément admises et acceptées.
📌 Un modèle européen d’entreprise qui renforce la prise en compte de TOUS les impacts dans les arbitrages économiques, et inscription d’exigence équivalente pour les produits et services importés.

 

📌Creation d’une Agence Européenne de Notation des entreprises. Nous devons contribuer à infléchir les critères d’appréciation des entreprises où les critères financiers ne peuvent plus tenir lieu de seule boussole. Il faut amplifier la prise en compte de la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise. A la stricte rentabilité, nous devons adjoindre la vivabilité, la durabilité, l’utilité. Il convient d’évaluer tout projet à l’aune de la création de valeur humaine, économique et environnementale.
Une Europe qui lutte contre les inégalités sociales et territoriales :

📌 Il nous faut revisiter et simplifier un certain nombre de texte pour une Europe moins interventionniste afin que chaque territoire puisse développer ses appellations, ses modes de production traditionnelle et vivre librement ses spécificités culturelles.

📌 Renforcement de la définition des territoires ruraux et intensification des fonds d’intervention européen pour réduire la fracture territoriale.

📌 Étendre le beau succès qu’est ERASMUS pour que chaque jeune européen réalise une part de son cursus de formation dans un autre pays de l’Union Européenne

📌 Création d’un Fonds Européen de réimplantation à minima d’un commerce multiservice dans chaque ville ou village européen .

📌(#12) Un salaire minimum dans tous les pays de la zone euro. Une telle stratégie aurait à la fois un impact social – lutte contre la pauvreté – et économique – convergence des politiques salariales. Il serait inclut des clauses équivalente pour les produits et services importés.

📌(11) Un modèle européen d’entreprise consacrant la participation des salariés à la gouvernance d’entreprise avec des règles communes minimales.

📌(14) Une mobilisation en faveur de la jeunesse. Les revenus de la taxe sur les GAFA et les multinationales pourraient symboliquement être consacrés au renforcement de la Garantie jeunes et à la création d’une Garantie européenne pour l’enfance.
Une Europe des libertés individuelles qui avance dans la construction des droits :

📌(13) Simplifier la saisine de la Cour de justice européenne en la matière. Créer un Défenseur des droits européen. Systématiser les sanctions envers les États qui ne respectent pas l’État de droit et les libertés fondamentales.

📌Renforcer au niveau Nous avons une responsabilité collective vis-à-vis des personnes en situation de handicap : faire en sorte qu’au handicap physique ou psychique ne s’ajoute pas le handicap social.

📌(#15)- Un droit européen de l’égalité femme homme incluant le renforcement de la lutte contre la violence faite aux femmes, l’avortement, et l’égalité salariale notamment. Une réglementation européenne garantirait ces droits fondamentaux pour toutes les femmes sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne.

📌Introduire dans le droit européen un délai maximal d’instruction des affaires judiciaires parce que la lenteur des procédures est inacceptable parce celui qui est coupable bénéficie trop longuement de la présomption d’innocence avant de rendre enfin des comptes. Et celui qui est innocent subit pour un temps interminable les affres de la suspicion et de la procédure.
Une Europe ouverte sur le monde qui fait entendre sa voix et agir pour la paix :

📌(3) Renforcement de la défense de l’Europe et de la sécurité des Européens fondées sur une véritable stratégie industrielle commune et sur le soutien à la Recherche & Développement, l’accroissement des compétences partagées au sein d’Europol, d’abord dans le domaine du terrorisme, puis de la criminalité transnationale, pour faire face aux principales menaces, y compris de cybersécurité.

📌(1) Révision du règlement de Dublin, création de visas humanitaires et d’une Agence européenne de l’asile, véritable « OFPRA européen», indépendante, capable de répondre rapidement, avec des critères communs, aux demandes d’asile sur le territoire de l’Union européenne.

📌(#7) A l’instar de la couverture Galileo qui assurera l’autonomie GPS de l’Europe, création d’une chaîne d’information internationale européenne à l’image de CNN ou Aljazeera.

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Contact Section PS Romorantin :

Didier Guénin

Secrétaire Section

didierguenin@wanadoo.fr

Les 17 propositions du PS pour les Européennes

Les 17 propositions du PS pour les européennes

1- Révision du règlement de Dublin, création de visas humanitaires et d’une Agence européenne de l’asile, véritable « OFPRA européen», indépendante, capable de répondre rapidement, avec des critères communs, aux demandes d’asile sur le territoire de l’Union européenne.

2- Un Accord de Paris des migrations : l’UE doit prendre l’initiative des Accords de Paris des migrations. Il existe un déni migratoire, comme il existe un déni climatique. Il faut donc travailler avec un «GIEC» des migrations à l’anticipation et à la régulation des flux migratoires selon des clés de répartition communément admises et acceptées.

3- Le renforcement de la défense de l’Europe et de la sécurité des Européens fondées sur une véritable stratégie industrielle commune et sur le soutien à la Recherche & Développement, l’accroissement des compétences partagées au sein d’Europol, d’abord dans le domaine du terrorisme, puis de la criminalité transnationale, pour faire face aux principales menaces, y compris de cybersécurité.

4- Le respect des normes européennes (sociales, sanitaires, climatiques et environnementales) dans les traités commerciaux sous peine de sanctions. Il s’agit de subordonner le commerce aux grands objectifs que se donne l’humanité en termes de droits humains et de droits environnementaux ; et de faire valoir les standards européens
dans la mondialisation.

5- Un Buy European Act pour confier l’ensemble de la commande publique de l’UE et de ses États membres prioritairement à des acteurs européens et permettre un développement sous cocon des industries innovantes naissantes.

6- Un budget de la zone euro doté de ressources propres permettant d’alimenter un budget ambitieux capable de mener une politique d’investissements, de faire converger nos économies et d’agir comme stabilisateur en temps de crise. Cette nouvelle fiscalité européenne devrait, à terme, permettre de revoir le principe des contributions nationales.

7- Affirmation de l’Europe comme puissance culturelle avec la création d’une chaîne d’info, sorte de «Voice of Europe», sur le modèle des grandes chaînes internationales, dont l’objectif serait la promotion des valeurs européennes et le soutien à la traduction et au multilinguisme avec création d’un fonds européen Umberto Eco pour financer la traduction/diffusion des œuvres européennes hors des frontières de l’UE.

8- Un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans pour répondre aux enjeux de transition écologique à travers une politique globale et transversale prioritaire – associant notamment politique de l’énergie et politique agricole, et dégageant des moyens financiers issus des fonds structurels, de la BEI…

9- Un «Airbus» du renouvelable qui rapprocherait les grandes sociétés énergétiques européennes. Ce groupe aurait pour ambition d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Europe et d’atteindre ainsi plus rapidement les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Il serait également le fer de lance d’une grande politique d’investisse-
ments publics de l’Union européenne dans l’économie verte, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.

10- Une révolution de la PAC, l’amélioration de la qualité de l’alimentation et une législation européenne contre le gaspillage alimentaire.

11- Un modèle européen d’entreprise consacrant la participation des salariés à la gouvernance d’entreprise avec des règles communes minimales.

12- Un salaire minimum dans tous les pays de la zone euro. Une telle stratégie aurait à la fois un impact social – lutte contre la pauvreté – et économique – convergence des politiques salariales.

13- Systématisation des sanctions envers les États qui ne respectent pas l’État de droit et les libertés fondamentales. Il s’agira notamment de simplifier la saisine de la Cour de justice européenne en la matière et de créer un Défenseur des droits européen.

14- Une mobilisation en faveur de la jeunesse. Les revenus de la taxe sur les GAFA et les multinationales pourraient symboliquement être consacrés au renforcement de la Garantie jeunes et à la création d’une Garantie européenne pour l’enfance.

15- Un droit européen à l’avortement. Une règlementation européenne garantirait ce droit fondamental pour toutes les femmes sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne.

16- Un Parlement de plein exercice dont les représentants seront élus pour 5 ans au suffrage universel direct, sur des listes européennes. Un Parlement à l’initiative partagée des lois (directives), qui vote le budget et fixe les objectifs économiques de l’Union (inflation, croissance, chômage, dette/déficit) tenant lieu de mandat à la BCE.

17- Publicité des débats du Conseil européen, élargissement du droit de pétition des citoyens.

Les limites de la politique du « en même temps »

La démission de Nicolas Hulot montre les limites de la politique du « en même temps ».
 
Gouverner c’est faire des choix. Et les arbitrages au niveau de la politique écologique du gouvernement étaient clairement au niveau du premier ministre (qui est tout sauf écologiste). On peut aussi se poser des questions sur la capacité des politiques de résister aux différents lobbys (nucléaire, chasse, industriel) et à sa haute administration.
 
C’est une décision courageuse de partir. Nicolas Hulot n’a pas voulu servir de caution morale écolo. C’est tout à son honneur. Il lui a fallu du temps (15 mois quand même) pour se rendre compte du double langage du gouvernement.
 
Les faits sont têtus. Il faut changer avant de finir dans le mur. Vite.
 
Frédéric Orain, premier secrétaire fédéral de Loir et Cher.

Blois : soutien à la candidature de Marc Gricourt

Marc Gricourt, Maire de Blois, lors d’un entretien au journal télévisé le 19/20 sur France 3 du lundi 18 juin dernier, a annoncé sa volonté d’être candidat aux prochaines élections municipales de 2020.

La section blésoise du Parti Socialiste salue la décision de Marc Gricourt d’être candidat aux prochaines élections municipales. C’est d’abord une bonne nouvelle pour les Blésois.e.s ; l’équipe de Marc Gricourt est à l’œuvre depuis 10 ans pour faire de Blois une ville plus belle, plus solidaire et toujours plus accueillante, en synergie avec la politique d’Agglopolys portée par Christophe Degruelle.

Les Blésois.e.s peuvent d’ores et déjà apprécier l’action de la majorité municipale : rénovation des crèches, remunicipalisation du stationnement et de l’eau, renforcement des moyens de prévention et de sécurité pour plus de tranquillité publique, réalisation de projets d’urbanisme structurants comme les chantiers de l’ACVL ou la construction de l’éco-quartier Laplace, plan de développement commercial… Toutes ces actions participent à faire de Blois une ville agréable, plus attractive et ouverte sur les enjeux de demain tout en tenant le cap que Marc Gricourt s’est fixé depuis 2008 d’une saine gestion
des finances de la Ville, et cela, sans augmentation de la fiscalité locale malgré un contexte de réduction des moyens octroyés aux communes par l’État.

Il nous parait donc essentiel que ce travail au service de tou.te.s les Blésois.e.s se poursuive au-delà de 2020.

cedric-marmuse---marc-gricourt---corinne-garciaC’est aussi une bonne nouvelle pour nous, socialistes, que cette politique soit poursuivie avec comme boussole les valeurs qui sont les nôtres : fraternité et humanisme. Les efforts pour affirmer l’offre culturelle et sportive dans chaque quartier, les moyens déployés pour l’éducation comme la mise en œuvre du soutien aux devoirs ou l’offre d’activités périscolaires de qualité dans les écoles, les projets menés dans le cadre de la politique de la ville, notamment à destination des jeunes ou encore le maintien des aides aux associations et leur accompagnement, sont autant de marqueurs qui vont dans le sens
du « bien » vivre ensemble que les socialistes ont à cœur de défendre.

Face à l’assèchement de toutes les politiques nationales en faveur des plus fragiles mené par le Président de la République et son gouvernement, les collectivités locales gérées par la Gauche doivent demeurer des pare-feux qui empêchent que les citoyens ne subissent cette austérité de plein fouet. La Ville de Blois, grâce à l’action de Marc Gricourt et de sa majorité, en est un exemple.

Pour la section du Parti socialiste Blois/Onzain,

Cédric MARMUSE
Secrétaire de section

Rencontre de bilan à mi-mandat régional

Cher-e-s Camarades, Cher-e-s Ami-e-s,

Il y a maintenant deux ans et demi que grâce à votre soutien et à votre engagement, François Bonneau a réussi un rassemblement de la gauche et des écologistes et, malgré tous les pronostics pessimistes des media, à être réélu à la présidence de la Région Centre – Val de Loire. Ensemble, nous avons pu poursuivre une politique ambitieuse pour faire avancer notre région dans le progrès économique, social et environnemental.

Comme ils s’y étaient engagés lors de la campagne, François Bonneau, Jean-Patrick Gille, Président du Groupe SRD et Charles Fournier, Président du Groupe Ecologiste sont heureux de vous inviter à une rencontre de bilan à mi-mandat 

 

10 septembre 2018 à 20h

à Blois (Salle à déterminer)

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Cette rencontre sera l’occasion de faire le bilan de la politique engagée résolument progressive et sociale et des chantiers qu’il reste à mettre en œuvre.

Elle vous permettra de poser toutes les questions concernant l’avenir de notre région sur le développement économique, les transports, la culture, la jeunesse, les lycées, la formation, le soutien aux associations et les initiatives locales, l’environnement, la transition écologique…

Il est important d’être présents nombreux pour ce rendez-vous essentiel. Cette réunion sera publique et ouverte, n’hésitez pas à y convier tous ceux qui voudraient venir s’informer et poser les questions qui les préoccupent quant à la politique régionale en Centre-Val de Loire.

Europe together : les sociaux démocrates rassemblés au Cirque d’Hiver

Meeting Europe Together S&D à ParisHier, s’est tenu le meeting de lancement de la campagne des Européennes à Paris au Cirque d’Hiver. Frédéric Orain, premier fédéral y était ainsi que Karine Gloanec-Maurin, député Européenne. Nous vous proposons un condensé des interventions pour vous retranscrire la teneur de la soirée.

Dg4Dkh3XkAAhYzH.jpg largeAnne Hidalgo, Maire de Paris, ouvre la soirée. Elle débute par un hommage appuyé au gouvernement socialiste dirigé par Pedro Sánchez qui « a sauvé l’honneur de l’Europe ». Elle insiste sur la question du défi climatique. Et notamment sur la durabilité et la question sociale. Les plus riches ne doivent pas être les seuls à s’en sortir. Il n’y a pas de progrès sans justice sociale.

Dg4HqOiX0AA64yy.jpg largeUdo Bullmann, Président du groupe des Progressistes au Parlement Européen,  prend ensuite la parole. Il explique en quoi cette période est exceptionnelle et dangereuse pour l’Europe. Quand les gens n’ont plus confiance dans leur société, c’est là où la haine prônée par l’extrême droite peut s’immiscer. Sommes nous prêts ? Aurons nous le courage de nous dresser face à ce danger ? Nous devons prouver que nos politiques répondront au plus grand nombre et pas à seulement quelques privilégiés. Ces élections seront un moment charnière. Jamais la lutte n’a été aussi radicale. Nous pourrons revenir au pouvoir si nous avons une rhétorique commune.

36389656_1847751888601963_1092451461750587392_nOlivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste et député, intervient alors pour dire que les évidences d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Il rappelle la première fracture. Celle de 2005. Puis la deuxième, avec le Brésil qui montre que ce qui a été fait peut être défait. Emmanuel Macron veut réduire le débat à « vous êtes avec moi ou contre l’Europe ». Les citoyens européens ne sont pas aveugles. Il n’y a pas qu’une seule politique européenne. Tout comme on ne peut pas être et de droite et de gauche. On a le droit de critiquer l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui. L’irresponsable serait de laisser les populistes être les seuls critiques. Pourquoi ne dit-on pas que le principal levier de croissance c’est l’investissement écologique ? Pourquoi ne voit-on pas que cet investissement écologique doit être le pari de l’Europe et la clé de son influence et de son leadership mondial?

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Les ateliers débutent ensuite avec l’intervention de Sergei Stanishev, député européen bulgare et Président du PSE. Suit une photo de famille avec Anne Hidalgo, Olivier Faure, Christine Revault d’Allonnes, Pedro Sánchez et Sergei Stanishev.

Sylvie Guillaume, députée européenne du Sud-Est, intervient pour aborder la question des migrations liées au changement climatique : « en Europe, nous aurons cette détermination pour que les réfugiés climatiques ne soient pas notre talon d’Achille ».

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Un premier atelier sur « les politiques urbaines pour des villes où il fait bon vivre » est dirigé par Kathleen Van Brempt, députée européenne. En compagnie de Stéphane Le Foll (maire du Mans), Christophe Rouillon, du groupe socialiste Comité européen des régions et Daniel Terminé (Gard). Stéphane Le Foll rend hommage à son prédécesseur M. Boulard pour la qualité de vie de sa ville Du Mans. L’écologie est un élément de la redistribution . En isolant on baisse la consommation d’énergie fossile et on redonné du pouvoir d’achat. Christophe Rouillon, Maire de Coulaines, explique la cohérence entre son mandat de maire et de vice président du groupe socialiste du Comité Européen. Suit l’intervention de Jinnih Beels qui lutte contre le nationalisme dans la ville d’Anvers. Nous n’avons plus le temps. Nous devons agir tout de suite. Les villes sont plus que du béton et des rues.

36416197_1847750181935467_5979923923028934656_nPaul Magnette, Maire de Charleville et ancien ministre président de la Wallonnie, évoque avec talent l’immigration. Il y a 138 nationalités qui font partie de la vie de la cité à Charleroi. L’accueil s’est fait naturellement. Il explique notamment comment il a résorbé la moitié de l’échec scolaire dans sa commune. Impressionnant ! Investissons dans l’humain , dans l’intelligence. L’Europe n’a pas toujours été égoïste.

36452139_1847749801935505_8811902238478827520_nPierre Moscovici intervient en tant que commissaire européen. Il tient à exprimer la gravité de la situation après le conseil européen d’urgence sur la question migratoire. Une Europe qui ne serait pas humaniste ne vaut pas la peine d’etre vécue. Les thèses de Salvini font honte à l’Europe. Les nationalistes sont là: Ils sont en Italie, en Autriche, en Pologne, en Hongrie. L’Europe n’est pas chrétienne. Elle doit pouvoir accueillir tout le monde sans préjugés. Il faut lutter contre les inégalités. Il faut augmenter les salaires. Il faut plus d’Europe sociale. Mais ce sont les États qui bloquent. Il faut lever le verrou de l’unanimité sur sur ces décisions. Il faut plus de financement pour les pays qui luttent contre la liberté de la presse ou qui refusent d’accueillir des migrants.

36404217_1847751105268708_3936450295445323776_nUn nouvel atelier « Créons les emplois de demain pour une économie verte » se met en place. Il est animé par Eric Andrieu, député européen et Vice-Président du groupe S&D. L’atelier est co-animé Guillaume Duval, éditorialiste chez Alternatives Économiques,  Maria João Rodriguez, députée européenne du Portugal, William Todts, directeur de l’ONG Transport & Environment et Thiébaut Weber, secrétaire confédéral du syndicat European Trade Union. Eric Andrieu entame le tour de table en pointant la gravité de la situation. Nous devons faire preuve d’imagination, de créativité et d’inventivité en tant que sociaux démocrates et progressistes. Guillaume Duval enchaîne en soulignant que la France est l’avant dernier pays d’Europe pour les respect de ses promesses de transitions énergétiques.

Il ajoute que si l’on n’est pas capable de limiter les inégalités, on ne peut pas envisager de faire de l’écologie. William Todts explique en quoi la situation est intenable. La bonne nouvelle c’est que nous avons des solutions possibles. Il salue notamment le travail d’Anne Hidalgo. Thiébaut Weber intervient à son tour. Nous devons changer de paradigme. Il salue le fait que cette question soir au cœur de la soirée. On a besoin d’un vrai plan d’investissement européen. Une industrie propre qui crée de l’emploi.  Il faut être capable de proposer des solutions aux salariés qui perdent leur emploi avec la transition énergétique.

Maria João Rodriguez prend la parole à son tour. Elle développe le thème de l’économie circulaire. Elle doit être accompagnée d’une politique d’éducation et de formation. Il ne faut pas seulement plus d’emplois mais aussi de meilleurs emplois. Il faut des emplois avec des droits. Avec un système de protection sociale d’avenir. Conny Reuter, secrétaire général de l’ONG belge SOLIDAR, intervient pour évoquer l’éducation populaire à d’autres formes de consommation. Suivent les questions-réponses avec le public. La question de la pollution de la méditerranée et de l’outre mer sont notamment évoquées.

36468631_1847749365268882_7124722411823431680_nEmmanuel Maurel, député européen, conclut les travaux de l’atelier. Il souhaite, entre autre, faire la synthèse entre Paul Magnette et Olivier Faure. Nous sommes tous d’accord pour dire que nous ne sauverons l’Europe que si nous sommes capables d’un sursaut puissant qui passe par des ruptures avec les méthodes des petits pas qui ne marchent plus et avec les compromis boiteux avec la droite qui ne débouchent au mieux que sur un filet d’eau tiède. Le budget de l’UE paraît ridicule. Il faudrait au moins 10 fois plus de budget pour la transition énergétique. On ne peut pas prétendre construire une économie verte et en même temps intensifier les échanges avec des pays à 10 000 kilomètres d’ici. Quel est l’intérêt d’importer du lait de Nouvelle-Zélande ou d’Australie quand nous vivons une crise de surproduction laitière en Europe. Enfin, nous devons reprendre à notre compte un concept marxiste : celui de l’économie de la restitution qui consiste à rendre à la nature ce que l’économie lui prend.

Jovana Majstorovic, Vice-Présidente des Jeunes Socialistes européens, présente les ambassadeurs #Together sélectionnés pour leur activisme : Alba Vasquez et Lopez David Rausc.

La résolution finale « Transformer les sociétés dans la mesure des capacités planétaires » est adoptée.

Parcoursup et ses ratés

Depuis bientôt deux semaines, Parcoursup, outil mis au point pour remplacer et corriger les défauts d’APB (admission post bac) livre ses résultats. Verdict : quand, avec APB, 150 000 lycéens restaient sur le carreau, ce sont 400 000 qui n’ont reçu aucune réponse positive le premier jour. Au Ministère, on s’est voulu rassurant : les élèves ayant reçu plusieurs réponses positives allaient très vite se positionner et renoncer à leurs vœux surnuméraires pour « libérer des places » pour les malheureux.

Seulement voilà, tout ne se passe pas aussi rapidement et aussi bien que souhaité. Il y a même quelques incohérences. On ne compte plus les copies écrans postées sur Twitter comme « Vous êtes 340e sur la liste d’attente » quand la liste d’attente ne comporte que 315 places. On a appris depuis que certains établissements avaient pu pratiquer du « surbooking ». En gros, si un BTS peut accueillir 50 étudiants, mais que chaque jour, 5 étudiants admis dans la formation renoncent à y participer, l’établissement se retrouvera en déficit de recrutement. D’où la possibilité avec Parcoursup de recruter en surnombre. Un risque tout de même si le nombre d’étudiants recrutés reste au dessus de la limite fixée.

Autre point de blocage, certains lycées se retrouvent avec des pourcentages d’élèves sans aucune proposition nettement supérieurs à la moyenne nationale. Inutile de dire que ces lycées sont situés dans des zones « difficiles ». Sylvine Thomassin, maire de Bondy, a dénoncé le fait que les lycéens de banlieue soient quasiment blacklistés. La transparence est à mettre en cause ici. Si l’algorithme national a bien été rendu public, il n’en est pas de même au niveau de chaque établissement du supérieur qui ont obtenu la possibilité conserver « le secret des délibérations ». Certains tirages au sort ont même eu lieu. Un comble pour un dispositif qui était censé supprimer cette pratique, principal point de contestation dont souffrait APB. C’est également au niveau des établissements de recrutement qu’une sélection sociale peut avoir lieu. Elle peut s’observer à deux niveaux : premièrement, la lettre de motivation demandée aux candidats qui ne sera pas la même en fonction de l’aide dont ils peuvent bénéficier dans leur milieu familial. En second lieu, la tentation est grande pour les établissements recruteurs de privilégier des candidats provenant d’établissements à fort taux de réussite au baccalauréat.

Les réactions des lycéens sans aucun vœu accepté ainsi que celles de leurs professeurs ne se sont pas faites attendre : des messages de dépit sur les réseaux sociaux souvent sur un ton ironique aux assemblées générales dans les lycées les plus touchés. La réponse des autorités est apparue, quant à elle, légèrement disproportionnée avec en point d’orgue l’évacuation d’une AG au lycée Arago à Paris 12e, suivie d’arrestations et placements en garde à vue par dizaines, dont 40 lycéens mineurs. Une autre opération du même type a eu lieu vendredi devant le lycée Bergson à Paris 19e, berceau du syndicat lycéen la FIDL. Ce lycée est caractérisé par une très grande mixité sociale et est particulièrement touché par les refus de Parcoursup. On souhaiterait éteindre toute tentative de manifestation critique vis à vis du dispositif et de la loi ORE en général, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Le contexte semble effectivement favorable pour réduire au silence les lycéens, leurs parents et les professeurs. Le chômage encore très élevé, la précarité en augmentation; un lycéen ou un étudiant d’aujourd’hui réfléchira à deux fois avant de montrer sa désapprobation. Quant à s’engager politiquement… Le gouvernement peut donc faire passer ses réformes qui accentueront les inégalités et la précarité tranquillement. Un véritable cercle vicieux.