Grève du bac

Une fois n’est pas coutume je vais parler de mon travail. Désolé par avance mais je vais sans doute être trop long.

Pourquoi vous en parler ? Parce que lundi un préavis de grève a été lancé par la plupart des syndicats pour faire la grève des surveillances du bac. Et que c’est la première fois qu’on en arrive là. C’est donc qu’il se passe quelque chose de plus grave que d’habitude.

La mammouth (surnom un poil méprisant) faisait peur aux gouvernements. Ce n’est plus le cas. Les dernières grandes manifestations qui l’ont fait reculer sur le sujet remontent déjà loin (la sélection à la fac avec Devaquet en 1986 peut être ?). Bien au contraire aller contre les profs c’est souvent se rendre populaire car jamais leur image n’a autant été dégradée. Paresseux, politisés, déconnectés de la réalité c’est l’image véhiculée par le grand public (presse comprise). Les gouvernements reculaient alors quand les signaux étaient mauvais. La réforme du collège avait montré qu’un gouvernement pouvait aller au bout quand même. Cette réforme que je soutenais sur le fond (évaluer autrement) a été violente pour les enseignants et à méprisé l’ampleur de leur tâche (refaire tous les programmes en un an par exemple). Elle a été vécue comme une humiliation.

« Moi qui balance entre deux âges je vous adresse à tous ce message », rien n’est plus faux. Ce métier n’a jamais été aussi exigeant et aussi chronophage sur la vie privée. Les 35h sont bien loin. D’ailleurs quand elles ont été mises en place personne n’a pensé à baisser le temps de travail des enseignants. C’était déjà un signe. Quand la journée de carence a été remise en place personne n’a moufté. Même si j’ai devant moi 150 enfants par jour et que c’est un nid à microbes on préférera que je vienne au travail contagieux. On va me rétorquer qu’il s’agit d’égalité avec les salariés du privé. Mais ils sont peu à travailler devant des enfants… Le pire c’est que cette mesure est même défavorable d’un point de vue comptable. On perd de l’argent (public) pour une mesure d’affichage. Cela va avec une propagande d’Etat que je n’ai jamais connu. Propagande qui n’est que trop rarement vérifiée par la presse qui court après l’actualité et son relais par internet.

L’éducation nationale n’est pas seule touchée. C’est l’ensemble de la sphère publique qui l’est. La situation aux urgences est catastrophique par exemple. Et on entend peu les différents partis sur le sujet. Pourquoi ? Parce que d’une certaine manière ils ont tous été complices de cette dégradation. Car il faut réduire le déficit et il est plus facile de tailler dans la masse salariale.

Les différentes réformes proposées n’ont qu’un objectif, tailler dans l’effectif et embaucher un maximum de contractuels pour être le plus flexible possible. La situation est déjà largement entamée. Si vous avez des enfants vous avez sans doute déjà constaté que les maladies et arrêts maternités n’étaient remplacés qu’au compte goutte et jamais avant 15 jours d’absence minimum (même quand ce congé maternité arrive au moment prévu).

Les profs ont alerté comme ils ont pu. 
– Le conseil supérieur des programmes à voté contre à l’unanimité (pour la première fois à ma connaissance). Rien.
– 3 jours de grève (avec la pénalité sur un salaire qui a baissé de 20% en 10 ans): Rien.
– Démission des postes de professeurs principaux: Rien 
Etc.

L’école se transforme ainsi en garderie. Occuper un maximum d’élèves avec le minimum de moyens. Là aussi les gamins ne sont pas les seuls touchés. les repas dans les EPHAD à 3000€ par mois ne dépassent que rarement les 1 ou 2€.

L’école n’est plus là pour former le citoyen mais pour le rendre « employable ». Parcoursup en est un des éléments mais pas le seul. Pourtant la pression médiatique sur l’école pour élever les enfants dans les valeurs de la République n’a jamais été aussi grande. Un discours qui plaît à de nombreux parents qui peuvent se dédouaner à peu de frais de leurs carences dans l’éducation de leurs enfants.

Aujourd’hui je risque des sanctions pour ce message car la loi sur « l’école de la confiance » va désormais restreindre ma liberté d’expression. Cette grève est donc l’ultime. Après le système aura changé. On entendra sans doute beaucoup de gens s’en plaindre. La réponse sera sans doute que les écoles privées existent. Elles ont d’ailleurs été très largement favorisées par les dernières lois (parcoursup, scolarité obligatoire à 3 ans). On fait dysfonctionner un service pour le privatiser. Ce n’est pas nouveau.

Mais ce message s’adresse surtout aux parents qui me diront que « les enfants sont pris en otage ». Cette expression m’insupporte. Être otage c’est autre chose. Mais je mesure le stress généré par cette épreuve. Je sais, je la surveille et la corrige tous les ans. Vous croyez sans doute que ces changements ne concerneront que les autres. Détrompez vous. On est toujours le con ou le plouc de quelqu’un. Le bac perd sa valeur nationale. Le lycée de votre enfant est sans doute mieux côté que le lycée de Créteil mais restera sans doute moins côté qu’un grand lycée parisien.

On va continuer et aggraver l’entre soi. Et notre pays va en crever par les inégalités qu’il va générer lui même.Et ça c’est dramatique. Les pauvres sont ceux qui vont être le plus touchés mais pas les seuls.Et eux ne votent pas (ou peu). Cette société n’est pas celle que j’ai choisi de défendre.

Frédéric Orain, Premier secrétaire fédéral de Loir et Cher

Bilan des élections Européennes

Chers amis, chères amies

J’ai souhaité prendre un peu de temps avant de vous  envoyer ce message pour vous donner mes impressions suite aux  élections européennes.

Je voulais tout d’abord remercier Karine Gloanec-Maurin pour son bilan en tant que députée européenne et pour son implication sans faille. Je voulais aussi remercier l’ensemble des militants qui ont tracté, convaincu et participé à l’organisation des nombreuses réunions et meeting lors de cette campagne.

Nous avons été visibles, plutôt bien accueillis par la population et c’est une nouveauté positive par rapport aux dernières années. Mais cela n’a pas été suffisant.  La participation a été en nette hausse et tout démocrate doit s’en réjouir mais cette hausse profite au Rassemblement National et lui donne une légitimité qui ne peut que nous inquiéter.  Notre résultat départemental nous place devant la France insoumise (ce qui est une surprise heureuse) mais aussi largement derrière Europe écologie les verts.

Ainsi des députés socialistes siégeront au Parlement européen et combattront pour une Europe plus humaniste, plus écologique, plus juste. Ça devrait être l’évidence mais c’était loin d’être assuré. Nous revenons de loin. Et même si le Parti Socialiste montre une certaine vitalité les réformes seront encore profondes pour nous mettre en position d’être une alternative crédible aux yeux des citoyens et retrouver leur confiance. Cela passera nécessairement par le retour d’une grande maison commune à gauche. Le Parti Communiste, la France Insoumise sont en situation difficile. Nous aussi. Nous pouvons donc tous faire preuve d’humilité. Les verts quant à eux ne devraient pas  se laisser griser par une victoire qui finalement les situe largement en deçà de leur score de 2009. Bref, oublions les querelles du passé pour aller de l’avant.

Il y a une place pour la gauche. Mais cette place n’existe que rassemblée. Et ça sera notre objectif pour les prochaines élections. Nous devrons nous appuyer sur nos valeurs écologistes, de solidarité, de progrès social au bénéfice de l’ensemble des citoyens. Notamment ceux qui ont été  délaissés, abandonnés, qui sont le plus fragiles. La gauche unie est la première force politique en France elle ne l’a jamais été autant désunie. Chacun voulant profiter de la défaillance de l’autre.  A quand une vraie recomposition à gauche ? Car même si EELV peut être satisfait, son score reste faible pour une première force de gauche. Il n’y a pas d’écologie de droite. LFI a payé cher sa stratégie populiste du « ni droite ni gauche » qui semble attirer aujourd’hui une partie d’Europe écologie. LFI a payé aussi sa stratégie de l’outrance de son chef et du soutien aveugle aux gilets jaunes. Générations a voulu lancer un nouveau parti alternatif au Parti Socialiste. Le bilan est pour le moins mitigé. Chacun se veut le garant de la « bonne gauche ». Mais ces jugements expéditifs nous renvoient tous hors du champ politique pour les électeurs. Comment prétendre au rassemblement quand  nous même n’arrivons pas à nous rassembler avec des programmes aussi proches ? L’union de la gauche en 1981 était bien moins évidente à faire et pourtant ils l’ont réussi.

La stratégie de notre parti était audacieuse. Et j’ai bien conscience qu’elle a fait grincer des dents. Pour autant elle était bonne. Nous réalisons un score proche de celui de 2017 mais sans l’appui de générations ni d’Europe écologie les verts. La gauche de gouvernement retrouve donc des couleurs. Nous avons su montrer que nous pouvions ne pas être hégémoniques avec nos partenaires. Les « éléphants » ont soutenu notre candidat et nous avons fait preuve d’une unité que nous n’avions  pas vue depuis longtemps. Pour autant il paraît évident qu’une page est tournée et que nous devons mettre en avant une nouvelle génération avec l’appui de ceux qui ont déjà œuvré. Nous avons fait notre inventaire. Il a été difficile. Dur mais juste. C’était là aussi une condition nécessaire pour aller de l’avant. Ne pas renier nos réussites. Ne pas nous cacher nos échecs. Repartir sur des bases saines. Cela rend caduc l’obligation de créer un nouveau parti pour éviter une sclérose qui serait intrinsèque au Parti socialiste.

Nous devons aussi être clairs avec le centre et la droite. Il n’y a plus de place pour une tolérance de la gauche vis-à-vis de la politique menée par le chef de l’Etat. Emmanuel Macron a joué avec l’épouvantail du Rassemblement national pour cristalliser le vote sur LREM. Il a voulu créer un barrage qui n’existe pas. Il a perdu. LREM est lourdement sanctionné même s’il a sans doute évité le pire. Une majorité de Français ont voté contre son projet politique. Il semblait bien seul à ne pas voir que la majorité du pays était mécontente. Il reste sur son socle de 20% du premier tour de la présidentielle. En général des urbains, souvent des personnes favorisées qui votent pour leurs intérêts. Ce vote de droite lui a profité.  A ce titre c’est LR la grande perdante. Montrant au passage l’inefficacité des instituts de sondages qui servent trop souvent de base à la réflexion politique. La politique n’est pas du marketing. Seules nos valeurs, notre colonne vertébrale idéologique doit nous guider. LR ne garde que les conservateurs, notamment au niveau sociétal. C’est un suicide programmé pour ce parti une telle stratégie.

La plus grande partie de notre programme aux européennes était partagée avec les verts, le parti communiste et générations. Nous devons faire des programmes basés sur des actions concrètes et partagés avec nos partenaires. La campagne avec Place Publique, Nouvelle Donne et le PRG nous a permis de faire des rencontres positives et de commencer à mettre en forme un début de rassemblement. Nous avons la nécessité d’aller plus loin. J’invite donc tous les militants à développer des projets pour les municipales en partenariat avec les mouvements de gauche. La situation nous oblige. Nous avons dix ans pour avancer de manière décisive au point de vue écologique. Et nous ne pouvons pas compter sur la droite et l’extrême droite pour ça. Alors retroussons nos manches, oublions les querelles d’égo et mettons nos forces en communs pour changer le monde.

Amitiés socialistes.

Frédéric Orain, Premier secrétaire fédéral de Loir-et-Cher

Projet de loi Blanquer : de la confiance à la défiance…

  Le Parti socialiste apporte son total soutien au personnel enseignant qui manifeste aujourd’hui contre le projet de loi pour « une école de la confiance ». Derrière l’instruction obligatoire dès l’âge de trois ans, se cache en réalité la reprise en main du Ministre, dont l’objectif est de mettre à mal tout ce qui a été porté par la gauche. La suppression du CNESCO en est l’illustration. Ce projet de loi confirme que le Ministre n’a pas confiance dans le monde enseignant, qu’il est hermétique à tout dialogue social. il ne fait que régler ses comptes avec le monde enseignant, en imposant la suspicion et en remettant en cause le système éducatif. Le Parti socialiste considère que ce projet de loi est :

–       injuste à l’égard des acteurs du monde éducatif, 

–       inquiétant quant au sort potentiellement réservé aux directeurs d’école dans les Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux,

–       porteur d’inégalités à l’égard des territoires, 

–       dangereux pour l’avenir de nos communes, qui devront prendre en charge le financement des maternelles privées. Des communes qui devront déjà faire face aux dédoublements des CE1 Rep à la rentrée. 

Le Parti socialiste rappelle qu’il a toujours fait de l’éducation sa priorité afin de garantir le droit à la réussite pour tous les élèves. Il renouvelle son total soutien aux enseignants.

Panique ?

Je ne sais pas si c’est lié à mes amis facebook ou si l’ampleur est plus vaste mais depuis l’annonce de l’alliance avec Place Publique je vois passer un grand nombre de conneries sur ma timeline facebook.

En général dans ce cas je signale les dérives à la personne qui le plus souvent les enlève (car j’ai beaucoup d’amis facebook qui n’ont pas les mêmes opinions que moi mais qui sont honnêtes dans leur convictions).

Mais là ce n’est plus possible, il y en a trop. Alors je me sens obligé de faire un post plus complet sur le sujet. Je rappelle que le site « lescrises.fr » est un site complotiste. Que Fdesouche est un site raciste. Je suis navré de voir que certains de mes anciens camarades tombent dans des travers aussi graves.

– Le soutien à Sarkozy de Raphaël Glucksmann: C’est son père et non lui. Seul un journaliste du monde diplo l’affirme. L’intéressé affirme le contraire. (https://www.liberation.fr/…/raphael-glucksmann-une-rage-d-e…)

– Sa pseudo candidature en 2006 (il y a 13 ans ! pour un parti inconnu). Il n’a jamais été candidat et il y a un pauvre extrait d’une dizaine de secondes. Le reste de la vidéo c’est un autre gonze qui parle.

– Son méchant tweet sur le PS. Bah oui. Il y avait de quoi être fâché contre le PS (on l’a bien vu). Et quelque part je trouve que ça montre bien que le parti à changé et compris des choses.

– Le soutien à Macron ? C’était plutôt le contentement de voir Macron plutôt que Le Pen après le premier tour. Mais je rappelle qu’il a soutenu Hamon pendant la campagne. Et même si je n’aime pas Macron j’ai aussi voté pour lui au deuxième tour et espéré que Le Pen ne passe pas.

– La méchante phrase de Hamon qui dit que les voix du PS vont à droite ? Je rappelle juste que son plus beau discours, celui de Bercy (j’y étais) a été écrit entre autre par… Raphaël Glucksmann.

– Yannick Jadot qui accuse le PS de favoriser le glyphosate: 
c’est grâce aux socialistes qu’il y a eu une commission d’enquête au Parlement européen. Aucune division chez les socialistes sur ce sujet. Le 16 mai 2017, le groupe S&D s’est exprimé à 188 pour et une seule abstention en faveur de cette commission. Elle était d’ailleurs présidée par un eurodéputé socialiste, Eric Andrieu qui fait un travail colossal.

Je sais que les campagnes électorales sont souvent sales. Mais j’avoue que je ne m’y ferais jamais. Bref que veut dire cette avalanche ? Peut être que certains paniquent.

La casse de l’école publique

Voilà la liste de toutes les « réformes » qui m’inquiètent pour l’école.

– Financement obligatoire des maternelles privées par les mairies contre la scolarité obligatoire à 3 ans

– Création des établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI) pour des enfants bilingues dont le financement pourrait provenir de l’Union européenne, d’autres organisations internationales, de dons et legs et qui dérogeront aux cycles et aux programmes communs. Devant les soupçons d’écoles pour milieux très favorisés, les députés ont confié au recteur le soin de veiller à la mixité sociale

– Suppression de nombreuses classes voire écoles hors REP/REP+- Multiplication des RPC (regroupement pédagogique concentré)

– Nombreuses classes de maternelles et élémentaire à 28/30 élèves- La fusion des écoles primaires avec les collèges (« écoles du socle » ou « école des savoirs fondamentaux ») et disparition/reconversion des directeurs d’école- Suppression des contrats aidés, nombreux dans les établissements scolaires

– Fermeture de classes SEGPA avec prise en charge des élèves concernés (en général des 6 ème) dans des classes à 28/30 élèves et de temps en temps une coanimation avec les enseignants de SEGPA (jusqu’à quand ?)

– Des AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) précaires et « mutualisés » pour 3 à 6 élèves (PIAL) et donc en sous-effectif- Si les parents d’élèves instruits en famille refusent 2 fois un contrôle, les enfants devront retourner à l’école, même s’ils sont déscolarisés par suite d’une phobie scolaire (cas assez fréquent)

– Obligation de placer les drapeaux français et européens ainsi que le refrain de la Marseillaise dans toutes les salles de classe, de la maternelle à la terminale

– Réforme du Lycée professionnel avec moins d’heures d’enseignement dans les disciplines générales et professionnelles

– Réforme du Lycée général avec absence de maths dans le tronc commun, choix précoce des spécialités qui induit une sélection précoce et exige un choix éclairé qu’auront les familles qui comprennent le système mais pas les autres

– Une inégalité territoriale et public/privé dans la carte de spécialité des lycées généraux et des optionsnon dérogatoires pour en suivre l’enseignement ailleurs

– Le financement des dédoublements/options/sections euro/accompagnement perso/heures d’orientation sur une enveloppe réduite dont la distribution est choisie en autonomie par le proviseur

– La promotion de l’enseignement à distance (visioconférence, CNED)- La fin prévisible des options (LV3, musique, arts, théâtre…) au lycée

– Des spécialités qui ouvrent et qui ferment en fonction de la demande avec un seuil d’ouverture allant de 30 à 35 élèves en fonction des lycées

– Les enseignants transformés en VRP de leur discipline pour que leur spécialité recrute : la guerre de tous contre tous pour conserver son poste

– Un bac à 40 % local avec des épreuves choisies et corrigées dans l’établissement (que vaut le bac de Montreuil face à celui de Neuilly ?)

– Des options qui ne rapportent presque plus de points au bac, sauf le latin et le grec

– La numérisation de toutes les copies du bac et harmonisation via un forum en projet pour 2021

– La mise en place du Service National Universel (SNU) d’une durée d’un mois et qui comprend 15 jours encadrés par des militaires et des éducateurs rémunérés avec port de l’uniforme, salut au drapeau et chant de la Marseillaise le matin selon Gabriel Attal et dont la réalisation pourrait être exigée pour s’inscrire au BEP, au baccalauréat, au code de la route, au permis de conduire et aux concours administratifs.

– La sélection des étudiants sur Parcoursup

– La fin des COPsy (Conseillers d’Orientation) et la fermeture des CIO (centres d’information et d’orientation)

– L’augmentation des frais d’inscription aux étudiants étrangers

– La reconnaissance du niveau licence par l’Etat des Bachelors payants

– La suppression de 400 postes administratifs et 2600 postes d’enseignant du secondaire à la rentrée 2019

– L’imposition d’un jour de carence non remboursé par nos mutuelles

– L’augmentation de la CSG, compensée jusqu’en 2019 (et après ?)

– Le report d’un an (en 2020) de la revalorisation indiciaire

– La reconduction du gel du point d’indice en 2019

– L’imposition de 2 HSA (heures sup’) sous-payées et obligatoires

– Les surveillants qui se destinent aux concours se verront confier des « missions d’enseignement » dès la L2

– La transformation des ESPE en INSPE moins indépendantes (président nommé par arrêté dugouvernement et le ministère aura davantage d’impact sur le contenu des formations).

– La fusion des CHSCT (Commission Hygiène, Sécurité, Conditions du Travail) avec les CT (Comitéstechniques)

– La fin des CAPA et des CAPN (Comités administratifs paritaires Académiques/Nationaux) qui veillentnotamment au bon déroulement des mutations et promotions

– La fin du CNESCO (Conseil National d’Evaluation du système Scolaire), relativement indépendant etqui étudie les politiques scolaires menées à l’étranger qui sera mélangé au CNAM et remplacé par le CEE (Conseil d’Evaluation de l’Ecole) dont 10 membres siégeant sur 14 seront nommés par le gouvernement et 4 autres par les parlementaires (indépendance ??). Celui-ci sera chargé d’évaluer les établissements et de les classer publiquement, écoles et collèges compris (pour les mettre enconcurrence et rémunérer au mérite ?)

– Évaluations nationales au CP/CE1/6ème/2nde pour justement classer les établissements ??- Mise en place plus souple d’expérimentations pédagogiques qui pourraient être imposées par leconseil scientifique du ministère

– La rémunération « au mérite » dans les REP/REP+

– Article 1 pour l’école de la confiance : le devoir de réserve pour les enseignants (plus le droit de critiquer sur les réseaux sociaux et places publiques la politique du ministère) et pour les parents le devoir de respecter les principes et le fonctionnement de l’institution scolaire

– La réforme du statut des fonctionnaire (CAP 22) qui leur ouvrira le droit au chômage, ceci dans le cadre de la suppression de 120 000 agents publics : 70 000 agents territoriaux (qu’en sera-t-il de nos agents techniques ?) et 50 000 agents d’Etat (dont l’EN représente la moitié des personnels)

– Les réformes drastiques des assurances chômage et retraite

– Un plan de départs volontaires dans la fonction publique.

Appel à l’union contre l’antisémitisme

« Ça suffit ! » : l’appel à l’union contre l’antisémitisme
Les partis politiques lancent un appel à la mobilisation contre l’antisémitisme :
« Les actes antisémites se sont dramatiquement multipliés au cours de l’année 2018. Ça suffit !
L’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit. Il est redevenu une incitation au meurtre. Ilan Halimi, les enfants de l’école Ozar Hatorah, les victimes de l’Hyper Cacher, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous ont été assassinés, parfois torturés, parce que Juifs. Ça suffit !
Nous sommes tous concernés. L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs. Il est l’affaire de la Nation toute entière.
Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n’accepterons la banalisation de la haine.
C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Français à se réunir dans toutes les villes de France pour dire ensemble : NON, l’antisémitisme, ce n’est pas la France ! »

Signataires:
– Frédéric Orain, Cédric Marmuse, Jean Pierre Charles Guimpied, Karine Gloanec, Marc Gricourt, Geneviève Baraban, PS
– Stéphane Baudu, Etienne Panchout, Modem
– Christina Brown, Malik Benakcha, Les Républicains
– Kenza Belliard, La France Insoumise
– Hervé Mesnager, Mouvement Radical
– Axel Dieuzaide, Sylvaine Borel, Côme Duboisset, Pierre Lanquetin, Benjamin Vételé, génération.s
– Sylvain Giraud, Louis Buteau, LREM
– Jérémie Demaline, Patrick Callu, PCF
– Anis Sabri-Lebaron, UDI
– Charles Fournier, François Thiollet, EELV
– Maryline Marilyne Corbeau, DLF
– CFDT

Rendez-vous mardi 19 février à 19h place de la résistance à Blois