LES LIVES DU PROJET

Rendez-vous le jeudi 4 mars à 18h30 pour notre second #LiveDuProjet qui portera sur le thème de la santé.

Pour rappel le mois dernier nous avons fait notre live sur le travail.

Chaque 1er jeudi du mois, de février à juillet, nous vous présenterons une série de propositions durant les Lives du projet, que vous pourrez voter, commenter, questionner.
Incrivez-vous ! https://www.parti-socialiste.fr/live_projet_mars

https://www.rdv2022.fr/

Année(s) Mitterrand

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Le président de la République va se rendre aujourd’hui à Jarnac se recueillir sur la tombe de François Mitterrand.Il est sans doute logique qu’un chef d’État rende hommage à ses prédécesseurs. Il l’a déjà fait avec De Gaulle, Pompidou, Giscard et Chirac. Les suivants étant encore là, point besoin d’hommage (même si son amitié marquée avec Sarkozy et son dédain pour Hollande sont visibles).

Dans l’hommage il y a pourtant un piège. On ne peut se réclamer de l’héritage de Blum et de Maurras en même temps. Le président actuel abuse de cela et en vient à décevoir tout le monde.Certains diront sans doute que c’est possible puisque Mitterrand lui-même a été dans sa jeunesse d’extrême droite avant d’être le chef de l’union de la gauche. Mais la différence est temporelle. On ne peut pas l’être en même temps.Mitterrand a eu au moins le mérite de faire le chemin dans le bon sens. J’accepte le passé vichysso-résistant, le faux attentat de l’observatoire, la répression en l’Algérie parce que celui qui signait l’exécution est le même qui plus tard signera la promulgation de l’abolition de la peine de mort. Je regrette néanmoins le déni tardif et l’absence d’excuses. Le personnage a ses contradictions. Contre la Vème et le président qui a exercé le plus longtemps dans cette même République par exemple. Mais Mitterrand a su donner un espoir au peuple, fédérer la gauche, diminuer le temps de travail, construire l’Europe.

Même ses ennemis lui reconnaissent une immense culture et une intelligence rare.Son héritage est donc immense. Nous manquons de réflexion dans le paysage politique actuel. Nous manquons d’intellectuels. Tout ne peut pas être classé en « j’aime » ou « je n’aime pas ». Le débat constructif est trop souvent absent. Le débat entre Seguin et Mitterrand sur le referendum de Maastricht en 1992 avait été d’une qualité rare et sans doute impossible aujourd’hui. Le marketing et la « compol » prend trop souvent le dessus sur le projet et le dessein.

Homme érudit, c’est peut être le dernier à avoir été un réel chef d’État à temps plein. Les autres l’ont été par intermittences. Hollande l’a été lors de l’intervention au Mali et lors des attentats par exemple. La période a aussi changé. Les réseaux sociaux empêchent toute vie privée pour les dirigeants. La double vie de Mitterrand serait impossible aujourd’hui. Est-ce un mal ou un bien ? C’est ainsi. Mais quel aurait été l’impact si on avait découvert cette vie pendant son mandat et non pas à son décès ?

Ce que je veux garder de Mitterrand c’est la conviction que le Parti socialiste peut traduire les aspirations sociales en conquêtes politiques, relayer les colères pour transformer la société. C’est notre héritage. Nous devons l’assumer avec ses travers. Tout comme nous devons assumer l’héritage des successeurs.

C’est une question fondamentale à l’heure où le PS se cherche peut-être un nouveau nom. Ce qui compte aujourd’hui c’est surtout d’écrire les pages futures en proposant une alternative crédible et un chemin à la fois audacieux sans être illusoire. Une ligne de crête difficile mais nécessaire.

Frédéric Orain, 1er secrétaire fédéral de Loir-et-Cher

Le rendez-vous de la Gauche d’Après

Bonjour,

Cet été, l’événement politique ce sera à Blois, du 28 au 30 août 2020 !

Tous les acteurs de la gauche et de l’écologie sont invités à plancher devant vous sur le monde d’Après (ateliers, plénières, stands …).

Tu retrouveras ci-dessous les informations essentielles pour t’inscrire et préparer ces rencontres.

Le rendez-vous de la Gauche d’Après : toutes et tous à Blois les 28-29-30 août 2020 !

Nous serons accueillis par le maire socialiste Marc Gricourt, réélu dès le premier tour à la tête d’une liste rassemblant l’ensemble des forces du bloc social et écologique. La ville de Blois, située au cœur de la France, desservie par le hub ferroviaire de Saint-Pierre-des-Corps ou à partir de la gare d’Austerlitz (on peut y venir de partout en France à des tarifs abordables) dispose d’une offre d’hébergement importante et diversifiée, pour faciliter ta venue.

Déclaration du Premier secrétaire

Depuis plusieurs semaines, la France fait face à ce qui se présente comme la pire crise sanitaire depuis des décennies.

Face au risque épidémique considérable encouru par nos concitoyens et pour réaliser l’indispensable unité nationale, j’ai demandé la transparence totale sur les données qui fondent les choix stratégiques du Gouvernement et alerté sur les conséquences sanitaires, sociales et économiques potentielles de cette crise.

Bien que deux réunions se soient tenues autour du Premier ministre, je tiens à souligner ce soir que le Parti socialiste n’a jamais été consulté quant à un éventuel report des élections.

Les changements de pied, de méthode, de stratégie depuis jeudi matin, moment de la réunion autour du Premier Ministre ont été considérables. Or, entre cette réunion, la déclaration du Président de la République le même jour, et enfin l’annonce du Premier Ministre ce soir, aucune information n’à été communiquée aux formations politiques ou au Parlement.

Depuis jeudi, nous n’avons été ni informés ni consultés sur les choix stratégiques du Gouvernement ou le report des élections.

Nous prenons donc acte des mesures annoncées par le Premier ministre ce soir, et les soutiendrons avec l’esprit de responsabilité dont nous avons fait preuve depuis le début de cette crise.

Mais nous prenons aussi acte de ce changement de pied stratégique qui ne correspond pas aux informations dont nous étions jusqu’ici détenteurs. Nous nous interrogeons sur la transparence dont le Gouvernement a jusqu’ici fait preuve. Quel sens cela a-t-il d’annoncer la fermeture de commerces, fermés de toutes les façons demain, à la veille d’un scrutin?

Cette situation ne peut pas durer : nous sommes en état de guerre contre un virus aux conséquences potentiellement désastreuses, notamment pour les Français les plus vulnérables. Pour que toute la Nation s’engage dans ce combat, il faut que la transparence, et la sincérité, soient totales. Nous sommes une grande Nation, nos citoyens sont éclairés, ils nous feront confiance si on leur dit la vérité.

Dès lors, les changements de pied gouvernementaux de ces 48 dernières heures suscitent des interrogations légitimes. Le risque est la crainte de la duplicité et l’amplification de la défiance, dans un contexte déjà difficile. Nous appelons à ce que le Gouvernement nous communique toutes les informations dont il dispose.

Cette gestion erratique crée les conditions d’une remise en cause du rendez-vous démocratique qui doit se tenir demain.

Si le Gouvernement à d’ores et déjà pris la décision de reporter le second tour, il est alors inconséquent d’avoir maintenu le premier !

Olivier Faure

Droit à Mourir dans la dignité.

Monsieur le Ministre,

Je tenais à vous interpeler sur un sujet qui nous touche tous. Un sujet grave qui dépasse le cadre des clivages politiques habituels, celui du droit à mourir dans la dignité.

On meurt mal en France. Les drames judiciaires de Vincent Lambert ou de Jean Mercier ne sont pas des exceptions mais des révélateurs d’une faille grave dans la loi Léonetti. Le pays est prêt, les Français, selon le tout dernier sondage (Ifop, mars 2017), se déclarent favorables à 95% à la légalisation de l’euthanasie. Il ne faut pas attendre une unanimité qui ne viendra jamais.

La troisième loi Leonetti n’est qu’une réécriture de la loi du 22 avril 2005. Elle souffre de manquements graves. Ainsi la sédation ne peut être engagée que si le pronostic vital est engagé à très court terme. Quid de tous les cas de souffrance prolongée ?  Les directives anticipées ne sont pas contraignantes. C’est le médecin aujourd’hui qui a le seul pouvoir pour juger si ces directives sont appropriées ou non. Sur quels critères ?

On ne peut se contenter aujourd’hui d’une loi qui ne permet la mort du patient que par sédation profonde. L’épuisement du corps par la sédation et l’absence d’alimentation et d’hydratation est une souffrance évitable. L’hypocrisie de cette loi est insupportable pour les patients, leur famille. Elle est une honte pour notre pays qui se voulait être un phare pour les autres en ce qui concerne les droits humains. Qui peut affirmer avec certitude que l’on ne souffre pas lors d’une sédation profonde ?

La quasi-totalité des pays qui nous entourent ont aujourd’hui acté cette mesure de bon sens. Pouvons nous permettre qu’aujourd’hui ce soit l’argent qui soit un facteur discriminant ? Que ceux qui « ont les moyens » puissent aller à l’étranger et les autres non ? Comme aux pires moments de l’absence de loi sur l’avortement ? Combien d’euthanasie active en France aujourd’hui qui se font de manière illégale ? Selon l’Institut national des études démographiques (Ined), 0,8% des 570.000 décès annuels en France sont le fait de l’administration d’un produit létal de la part des médecins. 4.560 personnes font l’objet chaque année d’une euthanasie clandestine, sans que l’on sache qui elles sont, de quoi elles souffraient et si elles en avaient fait la demande. De trop nombreuses dérives existent dans notre pays.

C’est l’absence de loi qui permet ces dérives. Soyons responsables, encadrons ces pratiques. Les prochaines affaires Lambert, Humbert, Sébire, Crevel, Salvat, Malèvre toucheront peut-être nos proches ou nous-mêmes. Ces cas ne sont pas liés à l’âge. Tout le monde peut être touché.

C’est un droit que je vous propose, pas une obligation. Chacun restera libre de décider pour lui-même par des directives anticipées ou par la confiance qu’il accordera à un proche de son choix.  On ne perd pas un droit à l’accorder à un autre. Chacun pourra renoncer à ce droit s’il le souhaite.

Je suis certain que vous comprendrez l’importance de l’enjeu. Je compte sur vous pour soutenir toute initiative allant en ce sens et à prendre officiellement position pour ce droit.

Cordialement.

Frédéric Orain, Premier secrétaire fédéral de Loir et Cher

Accompagner et protéger nos enseignants : il n’est que temps.

Yannick Trigance

Yannick Trigance

Secrétaire nationale à l’éducation et à l’enseignement supérieur

En 2018-2019, 58 agents de l’Éducation nationale se sont donné la mort – plus d’un suicide par semaine – et déjà 11 depuis la rentrée scolaire. Derrière ces chiffres terribles, que certains font l’erreur de minorer, ce sont des vies et des familles brisées, des collègues bouleversés, des parents et des élèves inquiets.

Pour le Parti socialiste, l’institution scolaire doit prendre davantage soin de ses personnels. Cela passe par une revalorisation des indemnités et des carrières, une attractivité renforcée du métier,…

Mais cela implique aussi de renforcer les moyens de la médecine de prévention pour mieux anticiper les risques psychosociaux et faire de la politique des ressources humaines l’une de ses priorités, avec un plan d’urgence sur les dix prochaines années, bien au-delà donc des alternances politiques.

Le renforcement de la médecine de prévention passe avant tout par une augmentation du nombre de postes. Avec un médecin de prévention pour 16 000 personnels, elle n’est pas assurée aujourd’hui. Nous demandons d’arriver progressivement au respect du taux règlementaire de 1 pour 2 500 établis dans les textes officiels.

Cela implique bien évidement de travailler sur l’attractivité du métier. Nous demandons une amélioration des conditions de travail des médecins de prévention, de leur évolution de carrière et de la prise en compte de leurs préconisations dans les académies. Pour les aider dans l’exercice de leurs fonctions, nous proposons également la mise en place d’un pan de formation à la prévention, à l’anticipation et l’accompagnement des risques psychosociaux.

Au-delà, l’institution scolaire doit prendre soin des tous ses personnels ce qu’elle ne fait pas assez aujourd’hui, le deamz. Il faut un véritable suivi des personnels et enseignants et la visite quinquennale doit être effective et sans devenir facultative comme certains le préconisent. Aujourd’hui, après la visite d’embauche, un enseignant peut ne jamais voir un médecin de prévention. Cette situation n’est pas acceptable.

Nous demandons par ailleurs une amélioration du dialogue entre les enseignants et leur hiérarchie, dialogue qui trop souvent se révèle brutal, insuffisant voire inexistant

Cette situation de la médecine de prévention n’est pas propre à l’Education nationale : elle s’observe dans toute la fonction publique. Ce sont nos services publics et leur qualité qui sont en jeu : il y a urgence.

Soutien à Louise

Les violences aux femmes ne sont pas limitées au cercle conjugal. Il semblerait que le fait d’être une jeune femme donne le droit à un individu de lui infliger des blessures gravissimes. Ainsi, Louise, a rendu publique l’agression aussi lâche que monstrueuse dont elle a été victime en plein jour dans une ville pourtant réputée calme comme Blois. Elle n’a eu de tort que celui de refuser les incivilités.
Cette agression illustre dramatiquement les carences qui persistent à différents niveaux : tant éducatif que politique. Elle pose clairement la question de la place des femmes dans l’espace public.
Éduquons nos garçons en tant que parents et éducateurs. Chacun devrait se sentir responsable et faire en sorte que son fils ou le jeune homme dont l’éducation lui est confiée ne puisse jamais devenir un agresseur. Mettons en oeuvre les moyens nécessaires pour une vie en société apaisée et épanouie.
A l’heure où le vivre ensemble est sérieusement questionné, il appartient aux hommes et femmes de bonne volonté de prendre à bras le corps la question de la violence faite aux femmes.
La fédération du Loir-et-Cher du Parti socialiste apporte tout son soutien à la victime et à sa famille.

Christelle Bérenger, secrétaire fédérale du PS en charge de l’égalité hommes-femmes

Grève du bac

Une fois n’est pas coutume je vais parler de mon travail. Désolé par avance mais je vais sans doute être trop long.

Pourquoi vous en parler ? Parce que lundi un préavis de grève a été lancé par la plupart des syndicats pour faire la grève des surveillances du bac. Et que c’est la première fois qu’on en arrive là. C’est donc qu’il se passe quelque chose de plus grave que d’habitude.

La mammouth (surnom un poil méprisant) faisait peur aux gouvernements. Ce n’est plus le cas. Les dernières grandes manifestations qui l’ont fait reculer sur le sujet remontent déjà loin (la sélection à la fac avec Devaquet en 1986 peut être ?). Bien au contraire aller contre les profs c’est souvent se rendre populaire car jamais leur image n’a autant été dégradée. Paresseux, politisés, déconnectés de la réalité c’est l’image véhiculée par le grand public (presse comprise). Les gouvernements reculaient alors quand les signaux étaient mauvais. La réforme du collège avait montré qu’un gouvernement pouvait aller au bout quand même. Cette réforme que je soutenais sur le fond (évaluer autrement) a été violente pour les enseignants et à méprisé l’ampleur de leur tâche (refaire tous les programmes en un an par exemple). Elle a été vécue comme une humiliation.

« Moi qui balance entre deux âges je vous adresse à tous ce message », rien n’est plus faux. Ce métier n’a jamais été aussi exigeant et aussi chronophage sur la vie privée. Les 35h sont bien loin. D’ailleurs quand elles ont été mises en place personne n’a pensé à baisser le temps de travail des enseignants. C’était déjà un signe. Quand la journée de carence a été remise en place personne n’a moufté. Même si j’ai devant moi 150 enfants par jour et que c’est un nid à microbes on préférera que je vienne au travail contagieux. On va me rétorquer qu’il s’agit d’égalité avec les salariés du privé. Mais ils sont peu à travailler devant des enfants… Le pire c’est que cette mesure est même défavorable d’un point de vue comptable. On perd de l’argent (public) pour une mesure d’affichage. Cela va avec une propagande d’Etat que je n’ai jamais connu. Propagande qui n’est que trop rarement vérifiée par la presse qui court après l’actualité et son relais par internet.

L’éducation nationale n’est pas seule touchée. C’est l’ensemble de la sphère publique qui l’est. La situation aux urgences est catastrophique par exemple. Et on entend peu les différents partis sur le sujet. Pourquoi ? Parce que d’une certaine manière ils ont tous été complices de cette dégradation. Car il faut réduire le déficit et il est plus facile de tailler dans la masse salariale.

Les différentes réformes proposées n’ont qu’un objectif, tailler dans l’effectif et embaucher un maximum de contractuels pour être le plus flexible possible. La situation est déjà largement entamée. Si vous avez des enfants vous avez sans doute déjà constaté que les maladies et arrêts maternités n’étaient remplacés qu’au compte goutte et jamais avant 15 jours d’absence minimum (même quand ce congé maternité arrive au moment prévu).

Les profs ont alerté comme ils ont pu. 
– Le conseil supérieur des programmes à voté contre à l’unanimité (pour la première fois à ma connaissance). Rien.
– 3 jours de grève (avec la pénalité sur un salaire qui a baissé de 20% en 10 ans): Rien.
– Démission des postes de professeurs principaux: Rien 
Etc.

L’école se transforme ainsi en garderie. Occuper un maximum d’élèves avec le minimum de moyens. Là aussi les gamins ne sont pas les seuls touchés. les repas dans les EPHAD à 3000€ par mois ne dépassent que rarement les 1 ou 2€.

L’école n’est plus là pour former le citoyen mais pour le rendre « employable ». Parcoursup en est un des éléments mais pas le seul. Pourtant la pression médiatique sur l’école pour élever les enfants dans les valeurs de la République n’a jamais été aussi grande. Un discours qui plaît à de nombreux parents qui peuvent se dédouaner à peu de frais de leurs carences dans l’éducation de leurs enfants.

Aujourd’hui je risque des sanctions pour ce message car la loi sur « l’école de la confiance » va désormais restreindre ma liberté d’expression. Cette grève est donc l’ultime. Après le système aura changé. On entendra sans doute beaucoup de gens s’en plaindre. La réponse sera sans doute que les écoles privées existent. Elles ont d’ailleurs été très largement favorisées par les dernières lois (parcoursup, scolarité obligatoire à 3 ans). On fait dysfonctionner un service pour le privatiser. Ce n’est pas nouveau.

Mais ce message s’adresse surtout aux parents qui me diront que « les enfants sont pris en otage ». Cette expression m’insupporte. Être otage c’est autre chose. Mais je mesure le stress généré par cette épreuve. Je sais, je la surveille et la corrige tous les ans. Vous croyez sans doute que ces changements ne concerneront que les autres. Détrompez vous. On est toujours le con ou le plouc de quelqu’un. Le bac perd sa valeur nationale. Le lycée de votre enfant est sans doute mieux côté que le lycée de Créteil mais restera sans doute moins côté qu’un grand lycée parisien.

On va continuer et aggraver l’entre soi. Et notre pays va en crever par les inégalités qu’il va générer lui même.Et ça c’est dramatique. Les pauvres sont ceux qui vont être le plus touchés mais pas les seuls.Et eux ne votent pas (ou peu). Cette société n’est pas celle que j’ai choisi de défendre.

Frédéric Orain, Premier secrétaire fédéral de Loir et Cher