La primaire du camp d’en face

Voter ou ne pas voter pour les primaires de la droite ?

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Cette question revient fréquemment dans les conversations. Certains refusent le principe de primaire pensant que cela décrédibilise l’élection présidentielle, d’autres pensent qu’il faut absolument voter pour contrer Nicolas Sarkozy, d’autres enfin estiment que cela serait fausser le jeu électoral  avec le risque d’une riposte pour les primaires de la gauche (22 et 29 janvier 2017).

Bien entendu chacun est libre de voter ou non à cette primaire. Le parti socialiste n’a pas donné de consignes à ce sujet et c’est heureux. De nombreux articles font état d’un malaise des électeurs de gauche à ce sujet.  Personnellement je pense qu’il est illusoire de vouloir contrer Nicolas Sarkozy à tout prix. Cela laisse à penser que le programme des autres candidats serait moins destructeur pour le pays. Or si l’emballage change le fond reste le même.

Certes Sarkozy est un personnage plus clivant. Il agace par son mépris affiché envers des parties entières de la nation (journalistes, fonctionnaires, adversaires politiques, corps intermédiaires). Certes le nombre de casseroles qu’il traîne donne envie qu’il ne bénéficie pas d’une immunité supplémentaire de cinq ans. Certes son manquement à sa promesse de se retirer de la vie politique donne une furieuse envie de le renvoyer à ses vacances au Cap Nègre ou à ses petites fêtes sur le yacht de ses amis ou dans les grands restaurants parisiens.

Mais au-delà de la personne c’est surtout un choix qui doit être fait sur des programmes qui changent peu. Une des régressions sociales les plus importantes de l’histoire se prépare. Et au-delà de la personne qui l’incarnera c’est bien ça qui restera.

Laissons les électeurs de la droite et du centre se choisir l’homme qui les incarnera au mieux pour l’élection fondamentale de notre régime politique. Oublions les stratégies à multiples inconnues sur qui sera le mieux placé pour battre Marine Le Pen (qui n’a pas encore gagné le droit d’être au deuxième tour, rappelons-le). N’oublions pas que les sondages sont dans l’incapacité de prévoir quoi que ce soit. Surtout pour des primaires. Rappelons nous que le temps politique n’est pas le temps médiatique. Qu’une actualité chasse l’autre et que six mois c’est long. Très long. Qui sait ce qui se passera dans le champ politique ?

Concentrons nous sur l’essentiel. Expliquer les réformes effectuées depuis 2012, en faire un bilan à la fois objectif et critique. Soulignons les apports essentiels de certaines de ces réformes. Mais surtout bâtissons ensemble un projet qui permettent aux citoyens de retrouver l’espoir dans la classe politique et dans l’avenir de leur pays.

L’essentiel est là.

 

fred-orain

Frédéric Orain, premier secrétaire fédéral.

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