Appel au calme

 

Nous relayons et partageons l’appel au calme lors des manifestations lancé par nos voisins du Loiret. 

Nous comprenons, nous entendons la colère. Mais elle ne peut se traduire par des actes d’agression, de destruction, d’incendies volontaires, d’affrontement avec les forces de l’ordre, et nous condamnons ces violences. 
Nous soutenons les forces de l’ordre qui maintiennent l’ordre, mais nous les conjurons de ne jamais oublier qu’ils ont devant eux des jeunes, des enfants. Face au risque que la situation ne s’aggrave encore ce jour, face aux risques d’accidents, voire de drames nous appelons les jeunes qui organisent les blocus à la plus grande mesure, et à renoncer si la situation se tend. 
Nous appelons les forces de l’ordre à ne pas répondre même aux provocations des groupes qui viennent se mêler aux jeunes qui dans leur majorité souhaitent faire part de leurs revendications avec détermination mais sans violence. 
Nous appelons les parents à alerter les enfants des risques, les personnels des lycées à protéger nos enfants en prenant les dispositions nécessaires. 
Nous souhaitons dire un mot particulier aux jeunes lycéens, étudiants, apprentis, ou jeunes actifs : tournez-vous vers les organisations de jeunesse, venez dire aux partis vos attentes, vos espoirs, vos colères. Le combat politique, le terrain des luttes, le seul qui permette de faire avancer les choses sans sombrer dans le chaos, la violence, et le pire pour tous, y compris pour vous, est celui-là. 
Nos organisations politiques sont ouvertes. Choisissez celle qui vous va le mieux (évidemment on vous conseille le PS, mais c’est une autre histoire… ). 

Ou continuez à manifester mais dans le calme et sans prendre de risques.”

 

fred-orain Frédéric Orain, premier secrétaire fédéral de Loir-et-Cher

La France doit attirer les étudiants étrangers, pas les trier en fonction de leurs ressources…

La France doit attirer les étudiants étrangers, pas les trier en fonction de leurs ressources…
Annoncée par le gouvernement, la hausse des frais d’inscription pour les étudiants non européens (en licence, 2 770 euros contre 170 euros ; en master, 3 770 euros contre 243 euros) est totalement contre productive.
Nous nous y opposons résolument.

– L’accueil d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur est l’un des instruments de l’attractivité et de l’influence de la France dans le monde.

Sélectionner par l’argent, selon les moyens des régions et pays d’origine, nous priverait à la fois de talents et de relais précieux.

– Le Parti socialiste soutient l’appel à manifester de plusieurs organisations et associations étudiantes, le 1er décembre, contre la décision du gouvernement. Il rappelle son opposition à toute augmentation des frais d’inscription pour les étudiants.

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

 

Après une heure de discours, une question demeure : quel était donc l’objectif du président de la République à travers son intervention ?

Répondre à la colère des gilets jaunes ? Aucune réponse concrète ne leur a été apportée sur leur pouvoir d’achat.

Présenter une feuille de route de l’énergie ? 

Tout est renvoyé à plus tard et les moyens mis sur le développement des énergies renouvelables sont dérisoires au regard de ce qui est prélevé. 

Répondre à l’urgence d’une autre gouvernance ? Le Président a proposé une vague concertation de trois mois, aux contours flous et renvoyé la patate chaude aux territoires pour mieux noyer le poisson.

Répondre aux inquiétudes des Français ? Le Président l’a refusé en affirmant d’emblée qu’il n’entendait pas « changer de cap ». Et c’est là que le bas blesse. Le Président cherche à fuir son propre bilan. Il a tenté de s’en sortir en évoquant la fiscalité énergétique, comme si celle-ci était responsable de tout. Mais le stratagème n’a pas pris. Les inquiétudes de nos concitoyens portent prioritairement sur la justice fiscale et sociale et le pouvoir d’achat et Emmanuel Macron refuse de l’entendre.

Depuis des semaines, et le premier, Olivier Faure propose la tenue d’une grande conférence du pouvoir d’achat et de la transition écologique au cours de laquelle des décisions concrètes seraient prises. Les deux doivent en effet aller de pair. En continuant de les scinder, Emmanuel Macron commet une double faute : il ne répond pas à l’urgence sociale de nos concitoyens et ne les incite pas à s’engager dans la transition écologique. Nous lui demandons à nouveau de convoquer cette conférence qui a été reprise par de nombreux leaders. .

Les raisons de la colère

 

jaune

A force de monter les gens les uns contre les autres c’est la haine qui prend le dessus.

Le rôle du politique c’est de montrer un chemin. Les Français sont capables de comprendre les enjeux si on a un objectif réel et précis (indépendance énergétique, énergie propre, égalité des citoyens devant les services publics…) et que l’on se donne les moyens de les atteindre (changement du mix énergétique, associer les constructeurs au changement des pratiques, rénovation des transports…).

Cependant quand on passe son temps en com’, à dire tout et son contraire, quand on instrumentalise les peurs (j’entendais un leader du RN parler immigration et « parti de l’étranger » quand on l’interroge sur les gilets jaunes) on fait monter la colère.

« Ventre affamé n’a pas d’oreilles » dit-on. Un peuple en colère non plus.

Aujourd’hui des vies sont gâchées. Ma pensée vont aux familles qui vont en subir les conséquences.

 

Frédéric Orain, Premier secrétaire fédéral de Loir-et-Cher

Le Parti socialiste soutient le personnel enseignant en grève

Le Parti socialiste soutient le personnel enseignant en grève

 

Le Parti socialiste apporte son soutien au personnel enseignant qui manifeste partout en France ce lundi 12 novembre contre les suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale.

 

Alors que 40 000 élèves supplémentaires sont attendus dans les collèges et lycées à la rentrée prochaine, le gouvernement fait le choix de supprimer 2 650 postes. Contrairement à ce que déclarait Jean-Michel Blanquer, il y a aura donc moins de professeurs pour plus d’élèves. Une tendance accentuée par la diminution des recrutements par voie de concours. Cherchez l’erreur ! 

 

Les 65 millions annoncés par le ministre de l’Éducation pour financer le recours aux heures supplémentaires n’y feront rien puisque cette mesure ne couvrira pas même la moitié des postes supprimés.

 

Le Parti socialiste dénonce l’organisation assumée de la dégradation des conditions de travail pour nos enseignants et la détérioration des conditions d’apprentissage pour nos élèves. 

 

La politique éducative ne saurait se réduire à un jeu de vases communicants répartissant les moyens entre les enseignements primaire et secondaire au gré des annonces gouvernementales. 

 

Le Parti socialiste a toujours fait de l’éducation sa priorité afin de garantir à toutes et à tous son accès dans les meilleures conditions. Il renouvelle donc son soutien plein et entier aux enseignants qui manifestent ce jour pour faire vivre cette promesse républicaine au quotidien. 

États-Unis: le Parti socialiste salue la reconquête du Congrès par le Parti démocrate

 
Si le renouvellement partiel au Sénat laissait peu de chances aux démocrates au vu du faible nombre de sièges républicains en jeu, leur majorité obtenue à la Chambre des représentants est une bonne nouvelle pour la démocratie américaine.

Le Parti socialiste salue cette victoire qui, même si elle ne suffit pas pour faire évoluer la politique étrangère américaine, prérogative présidentielle, vers le dialogue multilatéral et l’apaisement des relations internationales, renforce les contre-pouvoirs à la politique actuelle de démantèlement par Trump des politiques sociales et redistributives.

La majorité démocrate pourra également tenter de rééquilibrer une politique économique dont les gains à court terme augurent de graves conséquences pour l’économie du pays et les travailleurs américains. Enfin, des commissions d’enquête pourront contribuer à révéler les vérités sur les agissements illégaux passés et actuels du président et de ses proches.

Le Parti socialiste félicite le Parti démocrate et ses militant.e.s d’avoir su mobiliser les électeurs face au populisme et aux conservatismes, aux mensonges et aux manipulations. La diversité des nouveaux.elles élu.e.s est également un bon signe pour le renouvellement de la politique américaine. Le Parti socialiste exprime le vœu que s’ouvre désormais la page de l’alternance pour 2020, car le monde, comme l’Amérique, en ont besoin.

Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat

Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat et demande l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique

Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat et demande l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique
 
Les hausses des prix de l’essence, du gasoil et du fioul domestique suscitent un mécontentement croissant qui s’exprimera notamment le 17 novembre. C’est la goutte
qui fait déborder un vase déjà plein… Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat.
 
Si la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur, ce n’est pas parce que nos concitoyens sont opposés aux mesures de transition énergétique, mais parce que ces augmentations
s’ajoutent à une politique fiscale injuste, à des restrictions déjà imposées aux retraités, aux fonctionnaires, aux locataires, aux malades, aux familles… et que le produit de la surtaxation des carburants ne finance qu’à hauteur de 20 % les politiques
environnementales. Les taxes augmentent mais l’effort budgétaire consacré à la transition énergétique reste stable.
 
Au fond l’arnaque peut se résumer en quelques mots : au prétexte de lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement prélève davantage de taxes sur l’ensemble
des Français pour financer les cadeaux fait à quelques-uns. Les taxes augmentent mais la part réservée à la transition énergétique est stable. Cherchez l’erreur.
Nous voulons l’écologie dans la justice sociale. Nous ne pouvons pas accepter que l’argument écologique soit instrumentalisé pour justifier une ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages. Cette utilisation cynique de l’argument climatique affaiblit l’adhésion nécessaire à une fiscalité écologique.
Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, portée par Ségolène Royal et votée par les socialistes et les
écologistes.
 
Mais la volonté du gouvernement actuel d’accélérer le mouvement en prélevant sur les ménages, les entreprises et les collectivités 55 milliards supplémentaires sur 5 ans rend
le processus d’autant plus insupportable que le baril de brent augmente sensiblement.
Le chèque énergie créé par la majorité précédente pour éviter de pénaliser les ménages modestes doit être complété par une composante carburant et voir son montant ainsi que le nombre de ses bénéficiaires augmenter, comme proposé par les parlementaires socialistes dans leur budget alternatif pour 2019. Les habitants de nos territoires ruraux
ou péri-urbains n’ont souvent pas d’alternative à l’utilisation d’un véhicule.
Nous demandons le rétablissement de l’APL destinée aux accédants à la propriété modestes, le doublement des aides aux ménages pour isoler leur logement et ainsi réduire leur facture de chauffage de 50 %, l’accroissement des services de transports à la demande et des plateformes gratuites de covoiturage pour les déplacements domicile- travail quotidiens permettant de réduire de 50 % la facture de carburant en zone péri- urbaine, le maintien des petites lignes ferroviaires, l’augmentation des moyens donnés aux transports collectifs.
 
Plus largement, c’est la question de la juste répartition de l’effort national qui est posée à travers ce ras-le-bol. C’est pourquoi le Parti socialiste demande au gouvernement
l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique associant l’ensemble des composantes économiques, sociales et politiques du pays.
L’écologie n’est pas l’adversaire de la justice sociale. Elle doit au contraire être une composante essentielle de la lutte contre les inégalités.